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UNE POUPEE NOIRE QUI PARLE UN DIALECTE AFRICAIN : ROOTI DOLLS

UNE POUPEE NOIRE QUI PARLE UN DIALECTE AFRICAIN : Rooti dolls
Cette poupée est l’histoire d’un papa qui ne pouvait pas communiquer avec ses filles en igbo, sa langue maternelle. Chris Ngoforo est d’origine nigériane. Ses trois fillettes ont grandi en Angleterre.

“Elles adorent les poupées qui leur ressemblent et s’habillent comme elles, mais elles ne parlaient pas un mot d’igbo. C’est ce qui m’a donné l’idée de créer une poupée qui donne une image positive de nous et puisse aussi leur apprendre nos langues”, confie l’inventeur des Rooti Dolls au Mail & Guardian.

Les poupées Rooti, appelées « Rooti dolls », parlent swahili ainsi que dautres dialectes africains. Grâce à la start up naissance qui les a créées, les petites filles noires d’Europe, pas uniquement celles des Etats-Unis, pourront dorénavant jouer avec des petites poupées noires qui leur ressemble, et de qualité.Elles ont été créées avec un esprit ethnique de part les languages qu’elles parlent et leur look, c’est l’inspiration de ses créateurs africains qui l’a voulu, et qui tente en même temps de raviver des languages qui ont tendance à se perdre, avec les générations immigrées en Europe.

La société Rooti Creations LTD est basée à Londres. Le fondateur, Chris Ngoforo, a dit :

« Pendant que les enfants jouent, ils s’occupent à construire des concepts qui les guideront au fil de leur vie. C’est pourquoi il est important d’avoir des jouets qui leur ressemble, qui les inspire. Jusq’à présent, l’industrie a trop largement ignoré nos enfants ou ne leur offraient qu’un semblant de poupées blanches avec la peau noire. »

Une étude menée par des chercheurs de l’Université Loyola à Chicago a montré que les enfants qui sont fiers de leurs origines ethniques, ont plus d’assurance et sont mieux parés mentalement dans la vie.

Quant à Ronda Penrice, auteure de « African American history for dummies » (l’histoire afro-américaine pour les nuls), elle affirme que les parents et les médecins devraient confronter les enfants noirs à des environnements et des choses qui leur rappelerait d’où ils viennent, et leur inspirerait de la fierté pour leurs origines.

Si un enfant ne voit ou n’apprend jamais d’où il vient, comment peut-il envisager d’avancer et d’être un acteur positif pour la société ?

 

Chacune des poupées créées a son language propre :

– Nina Doll parle et enseigne aux enfants des mots en yoruba, igbo, hausa et ibibio, des dialectes du Nigéria.

– Ama Doll parle en twi, ga et krobo, des dialectes du Ghana.

– Shiroh Doll parle en swhili et kikuyu, des dialectes du Kenya, Somalie, et en luganda pour représenter l’Uganda.

– Keza Doll parle en shoma, ndebele, bemba, nyanja, des languages de Zambie et Zimbabwe.

Le fondateur, Chris Ngoforo, a aussi ajouté que si le nécessaire n’était pas fait par les industriels et les parents, pour apprendre aux jeunes enfants noirs et métis à jouer avec des jouets qui leur ressemblent, ils vont finir, comme certaines générations précédentes, avec des modèles de poupées uniquement blancs. Ca les confortera encore dans l’idée que seule cette beauté est reconnue, et elle seule est à atteindre.

 

En effet, quand on voit les crises identitaires que subissent certains des nôtres, ainsi que les ravages de la depigmentation de la peau, car certains pensent que « le plus clair est le plus beau », il est temps de changer la donne. Le prix de ces jouets reste élevé toutefois, environ 50 euros la poupée, certainement car c’est une première et que les coûts de production du début nécessitent de gros investissements. Mais c’est aussi le prix à payer pour le bien être de certains enfants. Vous pouvez vous procurer ces poupées via le site rootidolls.com.

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Trackbacks

  1. […] peau. D’ailleurs elle a fait un business de cette nouvelle célébrité et a même lancé une poupée à son effigie, bien que celle-ci soit plutôt à la peau claire […]

  2. […] Il y aurait une communauté de plus de 40 000 congolais vivant en Belgique dont 2/3 auraient la nationalité belge. Parmi ces congolais un grand nombre appartiennent à la deuxième ou troisième génération et ne connaissent pas leur langue d’origine. […]

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