Publicités

DAVID NEBREDA : PHOTOGRAPHE ESPAGNOL QUI SE MUTILE ET SE FLAGELLE

DAVID NEBREDA : PHOTOGRAPHE ESPAGNOL QUI SE MUTILE ET SE FLAGELLE

Le photographe David Nebreda se mutile et se prend en photo lui-même.

Son nom est david Nebreda, photographe. Après des études d’art, il rentre dans un long mutisme vis-à-vos de ses parents. Cela l’amènera à son premier internement psychiatrique. Il en connaîtra 5. Il est officiellement schizophrène et paranoïaque.

A partir de 1983, il commence une série d’autoportraits mettant en avant ses mutilations, son régime végétarien (il ne s’accorde de manger que 8 ou 9 aliments, invariablement les même depuis des années, crus ou cuits à l’eau), sa réclusion. Il dira même que sa personnalité antèrieure, n’a pas apprécié ces oeuvres.

David Nebreda vit depuis plus de 15 ans dans le silence le plus total et bien que vivant dans la maison familiale, il ne communique avec ses parents que par écrit.

David Nebreda vit depuis plus de 15 ans dans le silence le plus total et bien que vivant dans la maison familiale, il ne communique avec ses parents que par écrit.

Son temps, ses mouvements, ses repas, sont rythmés selon une série de quatre chiffres. Complètement myope, il a fait de sa folie une religion à part entière, qui lui dicte entièrement tout ce qu’il doit faire et comment ; la plupart de ses oeuvres lui sont venues comme un flash dans la tête. Entre géométrie, symétrie, repères horizontaux et verticaux, l’homme dorénavant âgé de 60 ans dit prendre ces photos comme pour se récupérer lui-même et se sauver d’une vie qu’il n’a pas choisi, d’un système dans lequel il est tombé.

Il vit depuis toujours dans la maison familiale, mais il n’adresse pas la parole à ses parents. Ils ne communiquent que par l’intermédiaire de petits post-it. Ses parent, sont d’ailleurs atteints de détérioration mentale très grave, et alors que beaucoup en souffriraient, lui, trouve l’expérience enrichissante.

DAVID NEBREDA : PHOTOGRAPHE ESPAGNOL QUI SE MUTILE ET SE FLAGELLE

L’internement le plus long de l’artiste a duré 9 mois ; 9 mois durant lesquels il était dans une quasi totale paralysie physique et mentale. Il refuse depuis toujours que ses parents voient ses photos et son travail, c’est grâce à l’intermédiaire d’un ami qu’il s’est fait connaître. Celui-ci, dégouté par les clichés, l’a tout de même mis en contact avec quelqu’un organisant une exposition à Madrid. Cette dernière fut très controversée, mais lui a permis de se faire connaître et même d’écrire plusieurs livres dont Autoportraits de David Nebrada, aux Editions Léo Scheer.

 

David Nebreda, comme si ce n’était pas assez, s’impose aussi une abstinence sexuelle stricte. Et ce qui est pour lui de l’exercice sportif, est en fait les mutilations régulières qu’il s’impose et qu’il met en scène dans ses photos. De plus, il a le devoir, selon lui, d’être sale, car il ne serait, toujours selon ses propres pensées, qu’un reste, une sécrétion. En 2004, il a sorti un livre s’intitulant Chapitre sur les petites amputations.

 

Un film est sorti sur le photographe schizophrène en 2005, intitulé ADN. Souriez, c’est de l’art !

Publicités

Trackbacks

  1. […] a déclaré que si il ne sentait pas une aiguille dans son corps chaque jour c’est un peu comme si il se perdait […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :